Meyer
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    POLOSUPERPOSE (2015)

    Série réalisée dans le cadre d’une résidence pour le festival Planche(s) Contact de Deauville.

    Le polo tient une place fameuse dans les liens intimes que tisse Deauville avec le monde du cheval. La Coupe d’Or, prestigieuse compétition au cœur de l’été, prolonge ici, sur la côte normande, une histoire de plus de deux mille ans.
    Le polo vient du fond des âges, de la gloire des cavaliers. Au XIIème siècle, le poète persan Nezami écrivait sur le jeu princier : « La limite de ton terrain de polo est l’horizon. La balle sur la courbe de ton maillet, est la Terre. Avant de n’être plus que poussière, galope et force le pas de ta monture car le monde t’appartient ». Le polo est une affaire sérieuse.
    Nous pouvons observer le temps du polo d’aujourd’hui, ici, sur l’hippodrome de Deauville et engager la photographie dans la partie.
    L’univers est dense, tranchant, et sur le lieu de l’action, on peut voir familles, fratries et mercenaires qui s’organisent pour défier l’adversité. Voilà le temps des cavaliers survoltés, des chocs, des courses suffocantes, balle et maillets électrisés. L’ensemble forme un tableau où du chaos surgit le style. Les actes sont beaux, l’issue palpitante.
    Lors du match de polo, entre les chukkers, il y aussi le temps du repos et du soin, où le public responsable, mais néanmoins nonchalant, s’éparpille pour réparer l’espace du jeu, délicatement. Un théâtre champêtre où chacun tient paisiblement son rôle.
    Le polo compte aussi ses figures de chevaliers, de guerriers, de bustes de centaures et d’amazones. Autant d’acteurs, de destinées, qui s’accrochent à marquer l’histoire de la ville, à s’y inscrire.
    Il existe là, un monde du polo où chic et fracas s’accordent, où la sueur immaculée des chevaux embrase les vapeurs de parfums, où les mouvements sauvages sur la ligne se confondent dans les vivats. Ces moments du polo s’assemblent, s’empilent et forment l’image où notre imaginaire pourra nourrir des rêves d’après-midis idylliques et de gloire chevaleresque.
    Le polo, c’est la classe, il se présente en supers poses.
    Meyer