Ressac / Grégoire Eloy

Dans les années 60, l’Union Soviétique décide de faire de l’Ouzbékistan son grenier à coton et construit à partir du plus grand fleuve d’Asie centrale, l’Amou-Daria, de nombreux canaux d’irrigation. C’est le début d’une catastrophe écologique. Le débit du fleuve n’étant plus suffisant pour alimenter une des plus grandes mers intérieures du monde, la mer d’Aral rétrécit inexorablement. L’eau recule, s’éloigne des villages de pêcheurs. La salinité augmente, les poissons disparaissent, le climat change : de tempéré, il devient continental.

La mer d’Aral, n’est plus aujourd’hui qu’un grand lac. À peu près au niveau de la frontière entre Ouzbékistan et Kazakhstan, une digue a été construite entre 2003 et 2005. La partie Kazakhe de la mer d’Aral, toujours alimentée par son fleuve, le Syr-Daria, reprend vie. La pêche traditionnelle reprend.

Cette série est issue de plusieurs voyages des deux côtés de la mer, en Ouzbékistan et au Kazakhstan, entre 2008 et 2013.

Exposé à la galerie la Petite Poule Noire (Paris) et à la galerie Regard Sud (Lyon)