ALTERNATIVES (OPTION 1) / Olivier Culmann

ALTERNATIVES pour photographes confinés, déprimés et fauchés, dans l’espoir d’exister malgré le confinement du COVID-19 :

– Photographier de sa fenêtre : les passants, les rues vides, les toits, le ciel, les oiseaux, les voisin(e)s d’en face…
– Photographier son environnement dans le périmètre du 1 km autorisé : les arbres, les chemins, le sol, les animaux (chevaux, vaches, insectes…), les limites du périmètre…
– Photographier la ville déserte (en privilégiant les quartiers où personne ne sort)
– Photographier ses proches : ses enfants, son/sa conjoint(e), son/sa conjoint(e) nu(e), ses animaux de compagnie…
– Photographier ce qu’on ne photographie pas habituellement : son intérieur, ses pieds, ses repas, son gâteau fait-maison, des feuilles d’arbres qui bougent avec le vent…
– Créer des mises en scène avec ses proches/objets : studio photo maison, poses loufoques/désopilantes, déguisements improbables, natures mortes avec les objets insignifiants du quotidien (linge, couverts, savon…)
– Pousser la post-production à l’extrême et tenter de reproduire les esthétiques des films de science-fiction des années 70-80
– Se mettre pour la première fois à des disciplines artistiques non pratiquées jusqu’alors (peinture, dessin, sculpture…), puis photographier ses œuvres et les poster sur les réseaux sociaux
– Ne rien photographier, mais reposter ses vieilles photos sur les réseaux sociaux

Alternative choisie : Pendu à sa fenêtre, il photographie les passants.

OPTION 1 :
– Il privilégie les passants portants des masques et/ou des gants.
– Il recherche les attitudes abattues et les expressions accablées.
– Il favorise les passants ayant une apparence surprenante ou une allure singulière.
– Il dramatise les images en les assombrissant, en les dé-saturant et en les vignettant au maximum.
– Il envahit les réseaux sociaux de ses photographies/chefs-d’œuvre.
– Il profite de ses insomnies pour compter le nombre de likes obtenus.