Antoine Bruy, Scrublands
Exposition et Monographie

Du 12 avril au 18 mai 2018, à la galerie Clémentine de la Féronnière, au 51 rue Saint-Louis-en-l’île, 75004 Paris.

Dans le cadre de l’exposition des deux lauréats 2018 du Prix HSBC pour la Photographie à la galerie Clémentine de la Féronnière, Antoine Bruy, nouveau membre de Tendance Floue, présente sa série Scrublands ainsi que sa première monographie éponyme à paraître aux éditions Xavier Barral.

Scrublands

« Alors qu’il sillonne la France en auto-stop, Antoine Bruy rencontre des hommes et des femmes, qui, en Ardèche et en Lozère, aspirent à vivre de manière la plus autosuffisante possible. Inspiré par cette démarche, il se porte volontaire au sein d’un réseau répertoriant les initiatives de culture biodynamique et de permaculture. Il est alors hébergé dans des lieux communautaires, qui lui permettent d’aller à la rencontre de ces hommes et femmes, aussi bien en France qu’en Roumanie, en Suisse, en Espagne ou aux États-Unis – seize sites au total, répartis sur deux continents, sont présents dans son travail. Dans ces lieux où Bruy voyage simplement avec son sac à dos, il photographie aussi bien la nature, dont il saisit finement les nuances infinies, que les habitats, assemblages hétéroclites, où dominent la simplicité et la rusticité. Il réalise également le portrait des hommes et femmes qui ont fait le choix de s’isoler dans ces lieux – ceux qui sont, comme l’écrit Raphaëlle Stopin dans son texte d’introduction, « mus par un désir écologiste d’autosuffisance, un élan de désobéissance civile ou des préoccupations survivalistes, (…) ont abandonné les attributs du confort moderne et tentent la construction de nouveaux schèmes. La cabane, espace sans cesse mis en mouvement par son habitant-architecte, tient à cet endroit lieu de manifeste. » Ces tentatives de fonder une utopie en retrait de la société, que ce soit dans les Pyrénées, dans les Carpates, la Sierra Nevada, ou encore dans les Rocheuses, Bruy les photographie dans « un même camaïeu d’argile », qui adoucit l’atmosphère et unifie les espaces, agissant comme l’expression d’un autre mode d’existence.»

« Le sujet d’Antoine Bruy, géographiquement circonscrit à des territoires donnés, est traité avec la rigueur du genre. Portraits et paysages viennent raconter ensemble, d’une même voix, comment, sur ces bouts de terre, l’homme a mêlé artefacts et éléments naturels pour tisser cette matière étrangement homogène. »

« Il y a un chemin qui traverse les paysages d’Antoine Bruy et relie les hommes, femmes et enfants dont il a retenu les visages. Long, sinueux et escarpé, il part de la ville pour mener les pas de celui qui l’emprunte loin de toute trace d’urbanité, là-haut vers les montagnes. »

Citations extraites du texte d’introduction de Raphaëlle Stopin.

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